Alerte Grooming : 2012, le retour des rouflaquettes ?
Le 21 août 2012, par Chris SengthongNous avions eu droit au bouc. A la barbe de 3 jours. A la vraie barbe de bûcheron. A la moustache. Mais voici désormais (re)venu le temps des rouflaquettes ? The Menlook Tribune revient sur cette tendance au poil.
Les rouflaquettes, dernier must-have (version poils) de l’homme de style ? Tout porte à croire que la réponse est oui : difficile de faire autrement que de puiser dans l’histoire de la pilosité masculine pour innover – enfin, faire du neuf avec du vieux.
Les rouflaquettes, ce vestige au masculin
Car oui, les rouflaquettes ne se sont pas faites en un jour - il faut dire qu’Alexandre le Grand était lui-même représenté avec des favoris. Incontournables entre la fin du XVIIIe et du XIXe siècle, elles dispararaîtront ensuite jusqu’à l’intervention de James Dean dans la Fureur de Vivre (1955). Elvis Presley, ses fans, puis les mouvements hippie ou encore skinhead s’approprient le trop-plein capillaire à l’aube des années 70, avant d’être suivis de manière plus mainstream par Robert Redford ou encore Burt Reynolds.

Les rouflaquettes, d'Alexandre le Grand (!) à Robert Redford, en passant par James Dean
Les rouflaquettes contemporaines
2000. X-Men est adapté au cinéma, et dévoile un Hugh Jackman / Wolverine sauvage, entre montagne de muscles et rouflaquettes mal taillées : faut-il y voir les prémices du retour des rouflaquettes au XXIe siècle ? On aurait tendance à dire oui – triste temps pour les imberbes. Le dernier coup de grâce de la rouflaquette ? Bradley Wiggins, le vainqueur du Tour de France 2012, qui arbore fièrement ses pattes.
De qui s’inspirer ?
Pour un air tout simplement bestial, on évite l’excès de testostérone juste bon pour le cinéma de Wolverine, et on s’inspire du rugbyman Maxime Medard.
Pour un air de dandy sophistiqué, place à Watson interprété par Jude Law dans Sherlock Holmes, qui joue dans le clair, net, et tout juste arrêté au bas du lobe. Précis, avec la moustache en bonus non négligeable.

Hugh Jackman, Maxime Medard, Jude Law
Rouflaquettes, mode d’emploi
C’est une chose de vouloir des rouflaquettes, encore faut-il être au point niveau rasage. Alors à défaut d’aller voir son barbier, regroupez rasoir (mécanique, plus précis), huile de pré-rasage, crème de rasage, blaireau, et c’est parti :
1) Protection de la peau : l’huile de pré-rasage est là pour guider la lame et éviter qu’elle ne vienne à l’encontre de votre peau. A appliquer sur l’intégralité de la zone à raser.
2) Préparation du terrain : on badigeonne son blaireau de crème de rasage et on applique sur sa barbe, le blaireau aidant à bien redresser le poil pour un rasage facile.
3) Rasage : Attention, pensez bien à la forme et longueur de rouflaquettes que vous souhaitez ! On y revient…
3bis) Repasse : Parce que le rasage one-shot reste exceptionnel, on recommence les étapes 2) et 3).
4) Soins de la peau : Vos pattes sont bien dessinées ? Ne vous reste plus qu’à rincer à l’eau froide, appliquer une pierre d’Alun humidifiée pour resserrer les pores, et hydrater.
- Respectez une largeur de patte convenable et harmonieuse. Si cette subjectivité vous laisse de marbre, dites-vous que 2 centimètres de large, c’est bien. Pas plus, et surtout pas moins.
- L’épaisseur des rouflaquettes : tout dépend du style voulu, mais on aurait tendance à privilégier un juste milieu. Avec l’idée de correspondre à votre morphologie – vous ressembler à Hugh Jackman ? Go pour les grosses rouflaquettes, les fines iront à Jude Law. Et pas plus épaisses que vos cheveux, merci.
- L’entretien des rouflaquettes : les règles à respecter restent similaires, mais si ça peut vous aider, dites-vous qu’une paire de ciseaux à barbe & un peigne sont ce qu’il y a de mieux pour vous aider. A bon entendeur.


















