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Food : Guide de survie du paysage gastronomique parisien

Le 07 août 2012, par Chris Sengthong
Vivant, le bar à vins néo-vintage

Vivant, le bar à vins néo-vintage

En 12 commandements simples et efficaces, à déguster et savourer sans modération, The Menlook Tribune vous accompagne aux tables qui font Paris. A (re)découvrir de toute urgence.

 

- Texte : Emmanuel Rubin -

 

 

1. C’est bon, c’est bio !

Longtemps tristes à périr lorsqu’elles fricotaient côté restos, les nourritures bios ne manquent désormais plus de sex-appeal. Du coup, avec les beaux jours, aucune raison de ne pas s’y mettre. Vous connaissez le refrain : un esprit sain dans un corps sain.

  • Bioboa. L’un des bios les plus cuisinés du moment ! (93, rue Montmartre, Paris IIe. Tél. 01 40 28 02 83) — Env. 25-35 €.
  • Greenpiz. Pizzeria veggie où même la farine de la pâte est bio. (8, rue Cadet, Paris IXe. Tél. 01 48 00 03 29) — Env. 15-20 €.
  • Rose Bakery. Petit spot british, aussi bio que bobo. (30, rue Debelleyme, Paris IIIe. Tél. 01 49 96 54 01) — Env. 15 €.

 

 

 

2. Nature, le vin !

Pour ceux qui ne suivraient pas les derniers petits snobismes oenophiles, la vigne tendance ne jure plus que par les vins “nature”, travaillés le plus souvent sur le mode biodynamique. Certains adorent, d’autres moins mais histoire de se convaincre des
vertus du genre, Paris offre aujourd’hui une kyrielle de bars dédiés.

  • Vivant. Décor vintage pur jus mais sélection pointue autour de la nouvelle vigne. (43, rue des Petites-Écuries, Paris Xe. Tél. : 01 42 46 43 55) — Env 35-50 €.
  • Racines II. Allure griffé par Starck, petits plats et flacons habiles. (39, rue de l’Arbre Sec, Paris IIe. Tél. : 01 42 60 77 34) — Env. 20-35 €.
  • Frenchie, bar à vins. Ni plus, ni moins que le meilleur du moment ! (6, rue du Nil, Paris IIe. Tél. : 01 40 39 96 19) — Env. 25-30 €.

 

 

 

Le Restaurant de l'Opéra

Le Restaurant de l'Opéra

3. Terrasses en vue

Inutile de vous faire un dessin, c’est la saison des appétits de plein air ! Un rayon de
soleil, un bout de ciel bleu, une première jupe qui vole, un coin de bitume et voici le
paysage gastronomique parisien qui joue les cabriolets.

  • Restaurant de l’Opéra. La petite musique (surtout en nocturne) d’une salle à ciel ouvert à l’ombre du Palais Garnier. (à l’Opéra Garnier, entrée place Jacques-Rouché, Paris IIe. Tél. 01 42 68 86 80) — Env. 70 € à la carte. Menu à 36 € (déjeuner).
  • La Compagnie. Ultime adresse de la galaxie Costes bien découplé côté terrasse. (23, avenue de Wagram, Paris XVIIe. Tél. 01 42 27 16 38) — Env. 40 €.
  • Ralph’s. Deux saisons après son lancement, la cantine chic et yankee de la boutique Ralph Lauren livre toujours l’un des plus bluffants patios de Paris. (173, bd. Saint-Germain, Paris VIe. Tél. 01 44 77 76 00) — Env. 50 €.

 

 

 

4. Le goût du neuf

Dernière tocade des foodistas, courir l’adresse fraîche moulue, la petite nouvelle,
la dernière née. Celle qui échappe aux guides, celle qui sent encore le propre,
qui fait l’avant-scène et que les foules comme le succès n’ont pas encore trop cabossé.

  • Terroir Parisien. Le premier bistrot du chef star Yannick Alléno (trois étoiles au Meurice). (24, rue Saint Victor, Paris Ve. Tél. 01 44 31 54 54) —Env. 20-50 €.
  • Coq Rico. Sur les hauteurs de Montmartre, l’un des meilleurs chefs français décline la volaille sous toutes les coutures. (98, rue Lepic, Paris XVIIIe. Tél. 01 42 59 82 89) — Env. 50 €.
  • Table d’Aki. Seize couverts seulement que le tout-Paris s’arrache pour déguster la cuisine néo-classique d’un chef nippon longtemps second à L’Ambroisie. (49, rue Vanneau, Paris VIIe. Tél. 01 45 44 43 48) — Env. 40-70 €.

 

 

 

Le Chardenoux des Prés, le nouveau “bébé” rive gauche de Cyril Lignac.

Le Chardenoux des Prés, le nouveau “bébé” rive gauche de Cyril Lignac.

5. Voir et être vu !

Saison oblige, tant qu’à sortir les lunettes noires de la frime, autant les dégainer dans ces lieux où l’assiette partage la vedette avec les tribus de la branchitude, de la mode ou de la mondanité.

  • L’Arola. Pour découvrir les tapas newlook d’une icône de la cuisine espagnole. (Hôtel W Opéra. 4, rue Meyerbeer, Paris IXe. Tél. 01 77 48 94 94) — Env. 40-80 €.
  • Chardenoux des Prés. Le bistrot rive gauche de Cyril Lignac. (27, rue du Dragon, Paris VIe. Tél. 01 45 48 29 68.)
  • The Beef Club. Un steak house d’enfer et sa “ballroom” pour l’after. (52, rue Jean-Jacques Rousseau, Paris IIe. Tél. 09 52 52 89 34) — Env. 50 €.

 

 

6. Ailleurs mais ici…

En période estivale, l’appétit se découvre des envies de partance et de dépaysement. Du coup, avant le grand saut des vacances et des lointains, quelques tables offrent ce plaisir de la carte postale, de l’exotisme en surplace et de l’aller simple, fût-ce le temps
d’un repas.

  • La Coloniale. Déroutante table cambodgienne. (25, rue Mazarine, Paris VIe. Tél. 01 43 43 69 10) — Env. 25-40 €.
  • Lengué. L’épatant comptoir japonais superbement mis en zen aux murs comme au bout des baguettes. (31, rue de la Parcheminerie, Paris Ve. Tél. 01 46 33 75 10) — Env. 40-50 €.
  • Pizzeria di Rebellato. Pour les pizzas de première, d’un des meilleurs chefs transalpins de la capitale. (138, rue de la Pompe, Paris XVIe. Tél. 01 44 05 08 08) — Env. 25 €.

 

 

 

7. Mise au vert

Les trois quarts de l’année, les tables de la capitale hibernent, se calfeutrent, se fondent dans le gris Haussmann. Et nous avec ! L’un des mérites de la belle saison, c’est de lâcher quelques bulles de verdure, des tables bucoliques qui font le pique-nique urbain
sans le gazon qui gratte, la nappe qui s’envole et les fourmis sur l’oeuf dur.

  • La Grande Verrière. Le chef du Ledoyen conseille les cuisines de cette cantine pop en plein dans le vert du Jardin d’Acclimatation. (Au Jardin d’Acclimatation, route de la Porte des Sablons, Paris XVIe. Tél. 01 45 02 09 32) — Env. 35 €.
  • Les Grandes Tables de l’Ile Seguin. Le premier restaurant de la nouvelle Ile Seguin. Cuisine bio et superbe terrasse comme un balcon sur l’ouest parisien. (Pont Renault à Boulogne-Billancourt (92). Tél. 01 46 10 79 72) — Env. 30 €.
  • Roland Garros. Ouvert à tous, le restaurant du célèbre stade où l’on peut même passer à table en extérieur mais, paradoxalement, les pieds sur le… gazon ! (2 bis, avenue Gordon Bennett, Paris XVIe. Tél. 01 47 43 49 56) — Env. 50 €.

 

 

Le comptoir de L’Agapé Substance

Le comptoir de L’Agapé Substance

8. Vertige de l’addition

Si l’été reste la saison de toutes les folies, des flambes au soleil, des comptes bancaires
que l’on strip-tease, pourquoi ne pas faire sauter la puce de la CB l’instant de tables de privilèges, où les nourritures, l’allure et le service partagent avec l’addition, qu’elles se révèlent délicieusement stratosphériques.

  • L’Epicure. Nouveau décor et nouveau jardin intérieur pour l’une des plus brillantes tables de palace parisien. (à l’Hôtel Bristol. 112, rue du faubourg St-Honoré, Paris VIIIe. Tél. 01 53 43 43 40)— Env. 200 €.
  • Shang Palace. Un chinois très haut de gamme et un canard laqué d’anthologie au coeur du flambant hôtel Shangri La. (Hôtel Shangri La. 10, avenue d’Iéna, Paris XVIe. Tél. 01 53 67 19 98) — Env. 80 €.
  • L’Agapé Substance. Sur un comptoir ultra-design, l’une des figures montantes de la jeune cuisine orchestre des menus improvisés du genre fulgurant (66, rue Mazarine, Paris VIe. Tél. 01 43 29 33 83) — Env. 50-100 €.

 

 

 

9. Petites faims

Bientôt la plage, les séquences bronzage, ce corps que l’on dénude… Histoire de garder la ligne, quelques adresses ont la bonne idée d’avoir du goût tout en ne disposant que des repas en raccourcis ou des comestibles légers comme l’air du temps.

  • Gyoza Bar. Une mini-cantine japonaise et glamour et son programme unique de raviolis frits. (56, passage des Panoramas, Paris IIè. Tél. 01 44 82 00 62) — Env. 15 €.
  • Taqueria. Pas plus large qu’un dé à coudre, un spot made in Mexico pour picorer de tops tacos. (52, rue de Saintonge, Paris IIIè. Tél. 01 42 74 41 28) — Env. 15 €.
  • Le Vide Gousset. Une gueule de café rétro et son décor à la Doisneau mais des sandwichs de première. (1, rue Vide Gousset, Paris IIe. Tél. 01 42 60 02 78) — Env. 20-30 €.

 

 

 

10. Paname-les-flots

Avant la mer, la vraie, les embruns océaniques, les grands bols d’iode, pourquoi ne pas précéder l’appel du large autour de quelques repaires marins, frétillants, versant l’illusion balnéaire en plein Paris. Comme quoi, parfois, sur les pavés, il y a parfois
un peu la plage.

  • Atao. Pas plus large qu’un bulot, une cambuse et ses limpides petits plats marins. (86, rue Lemercier, Paris XVIIe. Tél. 01 46 27 81 12) — Env. 35-50 €.
  • Le Cabanon de l’Écailler. Petite échoppe comme surgie du Cap Ferret. (14, place Brancusi, Paris XIVe. Sans tél.) — Env. 20-35 €.
  • River Café. Le seul restaurant sur la Seine qui ne vous fasse pas l’assiette tempêtueuse. (146, quai de Stalingrad à Issy-les-Moulineaux (92). Tél. 01 40 93 50 20) — Env. 35-50 €.

 

 

 

Grom, le glacier de cette saison

Grom, le glacier de cette saison

11. Du frais !

La météo n’hésite pas à faire monter le radiateur, les températures tutoient les hauteurs, ça brûle, ça chauffe, ça “canicule” et soudain, sur le bout de la langue, cette irrésistible pulsion de glace et de sorbet.

  • Grom. Le glacier le plus couru de la saison. (81, rue de Seine, Paris VIe. Tél. 01 40 46 92 60)
  • Martine Lambert. Pour ses sorbets pur fruits aussi célèbres à Deauville qu’à Paris. (192, rue de Grenelle, Paris VIIe Tél. 01 45 51 25 30)
  • Amorino. À deux pas de Berthillon, un glacier de bon calibre moins les heures de queue. (47, rue Saint-Louis en l’Ile, Paris IVe. Tél. 01 44 07 48 08)

 

 

 

12. Drague food…

Allez savoir si la gourmandise est sexuée mais puisque la saison des amours est de mise, autant se ménager quelques petites escapades du côté de ces cantines à fifilles où quelques grandes poupées jouent à la dînette entre elles et où l’on aimerait parfois se réincarner en petite cuillère.

  • Tarte Kluger. Hors les filles, des tartes et tourtes salés ou sucrés très sympas. (6, rue du Forez, Paris IIIe. Tél. 01 53 01 53 53) — Env. 15 €.
  • Flottes & Go. Hors les filles, des petites salades girondes. (2, rue Cambon, Paris Ier.
  • Tél. 01 42 60 00 84) — Env. 10-15 €.
  • La Conserverie. Hors les filles, un menu bento-box japonais et de sérieux cocktails. (37, rue du Sentier, Paris IIe. Tél. 01 40 26 14 94) — Env. 15 €.

 

 
Emmanuel Rubin est critique gastronomique, fondateur du magazine de L’Optimum et directeur éditorial des éditions Jalou.